La Bugatti 16.4 Veyron est le seul modèle actuellement en production du constructeur automobile Bugatti Automobiles SAS. Actuellement la deuxième voiture de série la plus puissante au monde (après la Koenigsegg CCXR), elle est également l'une des plus rapides. Elle est assemblée en Alsace à Molsheim. Elle a été dévoilée, pour l'essentiel, lors du Mondial de l'automobile de Paris en l'an 2000. Les premières Veyron sont sorties d'usine en octobre 2005.
La Veyron est fabriquée en petite série dans l'Atelier Bugatti situé à Molsheim, en Alsace, berceau de la marque et site historique de Bugatti[1] ; sont prévus 300 exemplaires, au rythme d'environ 75 par an[2] . Elle a été conçue entièrement en Allemagne par le groupe VAG, propriétaire de la marque, et toutes les pièces sont fabriquées en Europe et assemblées par une petite équipe hautement qualifiée. Cinq personnes et trois semaines de travail sont nécessaires pour l'assemblage d'une Bugatti Veyron. Toutes les réparations relatives au moteur et à la carrosserie se font elles aussi à Molsheim. Chaque voiture porte une plaque avec son numéro de châssis. La Veyron a été élue voiture de la décennie (années 2000) par l'émission Top Gear[3].
Sommaire [masquer]
1 Historique
1.1 La renaissance de Bugatti
1.2 Genèse du projet
1.3 Chronologie
2 Performances
2.1 Aérodynamique
3 Le design
4 Technique
4.1 Le moteur
4.2 Les freins
4.3 Le châssis
4.4 Les pneus
5 Éditions spéciales
6 Production actuelle
7 Prix de vente et tarifs séries limitées
8 Caractéristiques techniques
8.1 Bloc motopropulseur
8.1.1 Moteur
8.1.2 Transmission
8.2 Structure
8.2.1 Châssis
8.2.2 Dimensions
8.2.3 Suspensions
8.2.4 Freinage
8.3 Performances
8.3.1 Vitesse maximale
8.3.2 Accélérations
8.3.3 Consommation
9 Notes
10 Références
11 Voir aussi
11.1 Bibliographie
11.2 Articles connexes
11.3 Liens externes
Historique [modifier]
La renaissance de Bugatti [modifier]
Ferdinand PiëchArticles connexes : Bugatti, Bugatti Automobili SpA et Bugatti Automobiles SAS.Aux origines de la création de la Veyron se trouve, en 1998, la reprise par le groupe Volkswagen de la marque Bugatti. Celle-ci, fondée par l'ingénieur italien Ettore Bugatti en 1909 à Molsheim, en Alsace, fut l'une des marques automobiles les plus emblématiques de l'entre-deux-guerres, produisant des modèles de très haut-de-gamme jusqu'à la fin des années 1930. Diplômé de l'Académie des Beaux-Arts de Milan[4], Ettore avait d'ailleurs pour devise : « Rien n'est trop beau, rien n'est trop cher »[5]. La mort en 1939 de Jean Bugatti – fils d'Ettore, sur qui reposait l'avenir de la marque – puis la Seconde Guerre mondiale marqueront un coup d'arrêt dans l'histoire de Bugatti. L'usine de Molsheim est annexée pendant le conflit par les troupes allemandes, qui forcent Ettore Bugatti à vendre les locaux. Celui-ci décède le 21 août 1947 sans que l'activité ait jamais vraiment repris[6], marquant la première disparition de la marque.
Une première – et brève – tentative de faire renaître la marque aura lieu sous l'impulsion du groupe Hispano-Suiza-Mercier, propriété de la famille Bugatti, dans les années 1950, avec le modèle de course Type 251. Sans succès[5]. Il faudra ainsi attendre le début des années 1990 pour que Bugatti ne réapparaisse en tant que constructeur. L'homme d'affaires italien Romano Artioli rachète la marque et créé en 1991 la société Bugatti Automobili SpA, qu'il installe à Modène, en Italie[5]. C'est durant cette période « italienne » de la marque que sont créés l'EB110, qui marque le retour de Bugatti dans le secteur de l'automobile de prestige, ainsi que le prototype de berline EB112. Mais là encore, le succès ne sera pas suffisant et la société d'Artioli ferme ses portes en 1995[7].
Le salut de Bugatti vient finalement trois ans plus tard d'une figure majeure de l'industrie automobile contemporaine, Ferdinand Piëch. Neveu de Ferdinand Porsche, il a suivi une carrière d'ingénieur chez Audi, au cours de laquelle il a notamment imposé le système Quattro, avant de prendre les commandes du groupe VAG[7]. À la tête de la marque allemande, Piëch se lance dans une stratégie de diversification sur le marché des voitures de très haut-de-gamme ; il rachète ainsi les constructeurs Bentley et Lamborghini, avant de se porter acquéreur de la marque Bugatti en 1998[8], donnant naissance à la société Bugatti Automobiles SAS.
Genèse du projet [modifier]
En relançant la marque alsacienne, Ferdinand Piëch ne poursuit pas des impératifs d'ordre économique, et Bugatti n'a pas vocation à venir contribuer à la rentabilité du groupe Volkswagen. L'objectif est alors, d'après Franz-Joseph Paefgen, nommé président de la marque, de « créer quelque chose au sommet de l'industrie automobile, qui ne puisse se comparer à rien d'existant. Le sommet absolu en performance, en puissance, le plus haut niveau de technologie ». Bugatti doit ainsi devenir la vitrine du groupe, un outil de communication sur le long-terme, un peu à la manière d'une écurie de Formule 1[9].
Pour ce faire, Piëch commence par racheter, courant 1999, la demeure historique de la famille Bugatti, le château de Saint-Jean, où est née la marque en 1909. Situé sur les communes de Molsheim et de Dorlisheim, en Alsace, il doit abriter le futur site de production des nouveaux modèles de Bugatti[10].
Chronologie [modifier]
Version de développement, exposée au centre Volkswagen de Berlin (Allemagne)La Veyron a été maintes fois annoncée, maintes fois reportée. Mais cette voiture extrême avec un moteur W16 de 1 001 chevaux[11] a finalement été mise en production début 2006, après que onze prototypes eurent été utilisés pour sa mise au point.
Les performances recherchées sortent de l'ordinaire, et de nombreux éléments ont dû être conçus spécialement pour la Veyron. Entre autres, les pompes à essence existantes ne permettaient d'atteindre qu'une puissance de 650ch sur les 1001 prévus[12].
1998 : rachat de la licence Bugatti par le groupe VAG sous l'impulsion de Ferdinand Piech.
1999 : au salon de Tokyo, présentation de la Bugatti Veyron sous sa forme définitive actuelle.
2005 : en octobre, les premières voitures sont livrées.
2009 : en mars, 200 modèles 'Veyron' ont été livrées.
Performances [modifier]
Sur le terrain d'essais Volkswagen de Ehra-Lessien, la Veyron 16.4 a dépassé les 400 km/h, atteignant la vitesse maximale moyenne de 408,45 km/h, performance vérifiée par le Service de contrôle technique de l'Allemagne du Sud, le « TÜV Süddeutschland »[11]. Cette vitesse en a fait la voiture de série la plus rapide au monde En octobre 2005, la Veyron 16.4 a atteint les 415 km/h sur le grand Lac Salé situé dans l'Utah[réf. nécessaire], record aujourd'hui dépassée par la SSC Ultimate Aero TT[13] et la Koenigsegg CCXR[14].
Vitesse maxi : mesurée à 407 km/h sur l'anneau de vitesse de Volkswagen à Wolfsbourg.
0 à 100 km/h : 2,5[15]
0 à 200 km/h : 7,3[15]
0 à 300 km/h : 16,7[15]
0 à 400 km/h : 55,6[15]
Aérodynamique [modifier]
Bugatti Veyron 16.4, version productionAvec de telles performances en vélocité, l'aérodynamique de l'ensemble est un élément essentiel dans la conception de l'auto. D'une part, la carrosserie doit offrir une résistance aérodynamique aussi faible que possible pour permettre des reprises même aux vitesses supérieures à 200 km/h tout en autorisant une vitesse maximale de plus de 400 km/h. D'autre part, la portance négative mesurée aux essieux avant et arrière doit être répartie de manière à ce que la voiture colle à la route. Dernier point : tous les organes à haute performance regroupés sous la carrosserie en aluminium doivent être refroidis de manière optimale, quelle que soit la vitesse.
Au c½ur du dispositif de régulation se trouve un système hydraulique central géré par ordinateur, qui gère des appendices aérodynamiques et la garde au sol de la Veyron en fonction de sa vitesse. Pour augmenter la portance négative à l'avant, la partie inférieure de la carrosserie possède des clapets diffuseurs, disposés de chaque côté et pouvant se fermer ou s'ouvrir grâce à deux cylindres hydrauliques. Les flux arrières sont gérés par des diffuseurs inférieurs ainsi que par un aileron.
Lors de la conduite de tous les jours, la garde au sol est de 125 mm, aux deux essieux. Dans cette utilisation, les clapets de diffusion restent ouverts, l'aileron arrière et les spoilers sont accolés à la carrosserie.
À partir de 220 km/h, l'ensemble de la caisse de la Veyron s'abaisse automatiquement pour adopter une garde au sol de 80 mm à l'avant, 95 mm à l'arrière. Les clapets de diffusion demeurent ouverts, l'aileron arrière comme les spoilers s'extraient automatiquement[11]. Dans cette position, définie comme celle de « handling », la portance négative augmente, tant à l'avant qu'à l'arrière du véhicule. Lorsque la vitesse retombe au-dessous de 140 km/h, l'aileron réintègre sa position de repos. Libre au conducteur de piloter au-dessous de 220 km/h avec une portance négative accrue : une touche sur la console médiane lui permet de sélectionner manuellement le mode « handling ».
À 375 km/h, la voiture subit une portance négative de 350 kg. La décision d'évoluer au-delà de cette vitesse nécessite une manipulation du pilote, ce qui doit lui permettre de confirmer sa connaissance du danger qu'une telle conduite implique. S'il estime qu'il peut frôler les 400 km/h, il doit donc utiliser une seconde clé, placée dans le cylindre à gauche du siège du conducteur[11]. L'affichage mentionnera alors « Topspeed ». Pour des raisons de sécurité, il doit suivre une liste de contrôles indispensables. Dans cette configuration à grande vitesse, la carrosserie affiche une garde au sol de 65 mm à l'avant, de 70 mm à l'arrière. Les clapets de diffusion demeurent fermés et l'angle d'attaque de l'aileron arrière est réduit au minimum (le Cx baisse de 0,417 à 0,355[16]) : la portance négative s'approche alors de zéro, afin de réduire au maximum la résistance aérodynamique[11].
Le design [modifier]
Dessiné par le centre de design Volkswagen, la Veyron possède une carrosserie de forme ramassée, peu aérodynamique, d'une longueur de 4,4 mètres, d'une largeur de 2 mètres et d'une hauteur de 1,2 mètre. La face avant intègre la calandre en fer à cheval en hommage aux Bugatti historiques. La voiture est bicolore, les teintes pouvant être choisies par le client[17]. La poupe est large, des feux ronds avec une sortie d'échappement centrale carrée, et de grosses écopes d'air latérales pour le moteur, dont les culasses ressortent de la carrosserie.
L'habitacle est tendu de cuir précieux, et la planche de bord est rehaussée par des touches d'aluminium poli ou bouchonné selon les endroits.
Technique [modifier]
Le moteur [modifier]
Le moteur W16Le moteur prévu par Ferdinand Piëch, n'existait pas dans le groupe VAG, et a dû être entièrement conçu par Volkswagen pour la Veyron.
Le moteur est un moteur avec cylindres en W à 16 cylindres 64 soupapes composé de deux VR8 assemblés à 90 °, de 64 cm de long pour 69 cm de large, et de 7 993 cm3 de cylindrée, alimentés par quatre turbocompresseurs. La puissance est de 1 001 chevaux à 6 000 tr/min, le couple de 1 250 Nm disponible dès 2 200 tr/min. Le passage de 0 à 100 km/h se fait en 2,5 secondes, de 0 à 200 km/h en 7,3 secondes, et de 0 à 300 km/h en 16,7 secondes[11]. La transmission fait appel à une boîte DSG à sept rapports disposée longitudinalement devant le moteur central. La boîte DSG-Volkswagen a été améliorée pour offrir des passages de rapport aussi rapides que possible. Celui-ci est implanté devant l'essieu arrière. Tout le groupe est conçu comme un ensemble mécanique à carter sec pour abaisser le centre de gravité.
Lorsque la température des gaz s'échappant du moteur dépasse un seuil critique, l'aileron situé au-dessus s'ouvre automatiquement à un certain angle, dans une position, dite « cool down ».
Le système de refroidissement est complexe, composé de 11 radiateurs en tout, d'une capacité de 55 litres de liquide de refroidissement, et a été optimisé par divers tests dans des conditions de climat extrême.
3 radiateurs pour le système de refroidissement du moteur ;
1 échangeur de chaleur pour l'air-liquide intermédiaires ;
2 pour le système de climatisation ;
1 radiateur d'huile pour la boite de vitesses type DSG ;
2 radiateurs d'huile moteur ;
1 radiateur d'huile hydraulique pour le spoiler ;
1 radiateur d'huile différentiel.
Les freins [modifier]
La Veyron 16.4 est équipée d'un système de freinage basé sur des disques en carbone/céramique de 40 cm de diamètre. Le freinage est assisté par l'aileron arrière, appelé « airbrake », dont la mise en action s'effectue avec la pédale des freins, dans la configuration « handling », à des vitesses entre 200 et 375 km/h. L'aileron arrière adopte alors un angle à 113° par rapport au sens de la marche, générant ainsi une résistance supplémentaire. Simultanément, la portance négative exercée sur la poupe s'accroît pour atteindre les 300 kg, en faveur de couples de freinage accrus sur les roues arrières. Cela se traduit par une réduction du transfert des charges vers l'avant du véhicule, conséquence d'une décélération rapide : de quoi stopper de 100 km/h à l'arrêt en 31,4 m, soit 2,3 secondes[11]. À pleine puissance de freinage, il suffit de dix secondes à la Veyron 16.4 pour ralentir de 400 km/h à l'arrêt complet[11].
Le châssis [modifier]
La puissance de la voiture nécessite un très bon châssis, qui atteint la barre des deux tonnes. La structure de la coque est composée de deux éléments en carbone boulonnés (fabriqué chez l'italien ATR), le berceau avant est en aluminium extrudé, l'arrière est en acier inoxydable[16]. Le titane est utilisé pour les moyeux, les étriers de frein, les ressorts et l'échappement[16].
Les pneus [modifier]
Les pneus de la Veyron ont été l'un des points délicat de son développement. En effet, il fallait des pneus capables de résister à l'accélération et aux vitesses élevées, dont la tenue soit correcte à toutes les allures ; enfin il fallait qu'ils s'usent comme un pneu standard. Ils ont été conçus et fabriqués par Michelin à partir d'une gomme spécifique, ils ont un profil adapté et bénéficient d'un contrôle sophistiqué de leur pression[18]. Ils sont calculés pour atteindre 445 km/h en toute sécurité[2].
Éditions spéciales [modifier]
Bleu centenaire[19]
En hommage aux 100 ans de Bugatti, Bugatti Automobiles S.A.S a présenté au salon de Genève 2009 la Veyron bleu centenaire. Cette bleu centenaire est unique et possède le même moteur que la Veyron de base.
Centenaire Edition[20]
En hommage aux 100 ans de Bugatti, Bugatti Automobiles S.A.S a produit seulement 4 Veyrons appelées Centenaire Editon, et chacune d'une couleur unique, ce qui fait que chaque version est unique au monde. Elles s'inspirent de Bugatti Type 35 qui ont gagné de nombreuses courses dans le passé : on retrouve les mêmes couleurs et le haut des sièges arbore la signature du pilote de la Type 35 dont la Veyron s'inspire. Ces 4 Veyrons ont toutes la couleur argent chromée en commun sur les ailes et ensuite soit du bleu, du rouge, du beige ou encore du noir au centre..
Fbg par Hermès[21]
Le couturier Hermès a été contacté pour habiller l'intérieur de la Veyron, et par la même occasion pour rappeler la collaboration passée entre les deux grandes marques. Elle a été dévoilée au Salon de Genève 2008.
Grand Sport[22]
La voiture a été dévoilée au concours d'élégance de Pebble Beach le 15 août 2008, et le premier modèle a été vendu aux enchères pour un montant de plus de 3 M$. La production devrait commencer au printemps 2009, pour un volume global de 150 modèles.
Sang Noir[23]
La Sang Noir Edition a été inspirée par l'authentique Bugatti Type 57 Atlantique. La plupart des détails extérieurs ont été peints en noir. L'intérieur est de couleur orange vif et noir laqué, style finition de piano haut de gamme. Seules 15 voitures de la présente édition existent dans le monde.
Pur Sang[24]
Le 10 septembre 2007, une version spéciale de la Veyron appelée Pur Sang a été dévoilée au salon de Francfort. La seule différence par rapport à la norme Veyron est l'organe de finition : la Pur Sang n'en a pas, révélant la Veyron l'aluminium pur-corps en fibre de carbone. La production de la Pur Sang sera limitée à cinq voitures. Elle sera livrée avec des jantes en aluminium poli.
Pegaso Edition[25]
Un riche ukrainien habitant à Dubaï a fait construire cet exemplaire unique au monde de la Veyron qui d'après certaines rumeurs verrait sa puissance passer de 1 001 à 1 200 ch. Elle fut pendant longtemps exposée devant le célèbre Mall of Emirates.
Mirror[26]
Cette Veyron a reçu une finition 100 % miroir, elle est actuellement exposée à l'Autostadt, le musée de Volkswagen. Elle a été créée par le Berlinois Olaf Nicolai.
Production actuelle [modifier]
Pour la deuxième fois, le groupe Volkswagen VAG annonce l'augmentation du volume de production de la Veyron afin de satisfaire à la demande. Construite depuis 2005, la Supercar alsacienne ne cesse de voir son rythme de production s'accélérer.
Ce succès est dû à l'homologation récente de la Veyron aux États-Unis, les 14 derniers exemplaires seront donc envoyés de l'autre côté de l'Atlantique.
Selon Volkswagen, « la production de la Veyron sera limitée à trois cents unités. Pas une de plus. À ce jour, deux cent vingt exemplaires ont été vendus. Il en reste donc quatre-vingts. Série Sang Noir incluse. Bien entendu, celle-ci ne constituera pas le gros de la demande future ».
Prix de vente et tarifs séries limitées [modifier]
Le groupe allemand conserve la même politique tarifaire.
Hors-taxe, la Veyron de base coûte 1,1 million d'euros.
L'exclusive Hermès plafonne à 1,55 million d'euros.
La série limitée Sang Noir se glisse entre les deux : 1,4 million d'euros.
Caractéristiques techniques [modifier]
Bloc motopropulseur [modifier]
Moteur [modifier]
16 cylindres en W en alliage léger ; ouverture à 72 ° ; suralimenté par 4 turbocompresseurs.
Culasse en alliage léger ; 4 x 2 arbres à cames en tête ; 64 soupapes.
Cylindrée : 7 992,9 cm3[Note 1].
Taux de compression : 9,0:1
Puissance maxi : 1 001 ch (736 kW) à 6 000 tr/min.
Puissance spécifique : 125,2 ch/l[Note 2].
Position centrale arrière longitudinale.
Système d'ouverture variable des soupapes à l'admission et à l'échappement.
Alésage x course : 86,0 x 86,0 mm.
Régime maximum : 6 500 tr/min.
Couple maxi : 1 250 Nm (127,4 mkg) à 2 200 tr/min.
Couple spécifique : 156,4 Nm/l[Note 3].
Injection électronique Bugatti.
Transmission [modifier]
Transmission Intégrale.
Boîte de vitesses à double embrayage de type DSG à 7 rapports, en alliage léger, longitudinale.
Commande de boîte robotisée séquentielle.
Différentiel central autobloquant à visco-coupleur.
Systèmes électroniques anti-patinage et de contrôle de trajectoire.
Structure [modifier]
Châssis [modifier]
Structure en aluminium.
Éléments de carrosserie en fibre de carbone et en aluminium.
Cx : 0,393.
Direction à crémaillère, assistée.
Diamètre de braquage : 12 m.
Dimensions [modifier]
Longueur : 4 462 mm.
Largeur : 1 998 mm.
Hauteur : 1 204 mm.
Empattement : 2 710 mm.
Voies avant & arrière : 1 714 & 1 617 mm.
Poids à sec annoncé par le constructeur : 1 888 kg.
Poids contrôlé en ordre de marche : NC.
Répartition du poids (avant/arrière en %) : 45 / 55.
Rapport poids/puissance en ordre de marche : 1,886 kg/ch[Note 4].
Capacité du réservoir : 98 l.
Dimensions des jantes : 9,5 x 20" à l'avant et 13 x 20" à l'arrière.
Pneumatiques avant : 265/30 ZR 20
Pneumatiques arrière : 335/30 ZR 20
Suspensions [modifier]
Avant : triangles superposés & combinés ressort/amortisseur ; barre stabilisatrice.
Arrière : triangles superposés & combinés ressort/amortisseur ; barre stabilisatrice.
Freinage [modifier]
Système hydraulique assisté, avec système antiblocage.
Freins avant : disques percés ventilés en carbone/céramique de 400 mm de diamètre ; étriers en aluminium à 8 pistons en titane.
Freins arrière : disques percés ventilés en carbone/céramique de 380 mm de diamètre ; étriers en aluminium à 6 pistons en titane.
Performances [modifier]
Vitesse maximale [modifier]
Vitesse maximale annoncée : 407 km/h.
Vitesse maximale mesurée sur circuit : 408,47 km/h[27].
Vitesses maximales atteintes sur les six rapports intermédiaires, en km/h : 105 ; 147 ; 199 ; 258 ; 315 ; 379[28].
Accélérations [modifier]
0 à 100 km/h : 2,5 s.
0 à 200 km/h : 7,3 s.
0 à 300 km/h : 16,7 s.
400 mètres départ arrêté : 9,8 s.
1 000 mètres départ arrêté : NC.
Consommation [modifier]
Normalisée en cycle urbain : 40,4 l/100 km.
Normalisée en cycle extra-urbain : 14,7 l/100 km.
Normalisée en cycle mixte : 24,1 l/100 km.
Constatée en conduite sportive : NC.
Autonomie en cycle mixte : 357 km[Note 5].
Émissions de CO2 : 574 g/km.
Notes [modifier]
1.↑ Valeur exacte calculée d'après les valeurs d'alésage et de course.
2.↑ Calculée à partir de la cylindrée exacte et de la puissance annoncée de 1001 ch.
3.↑ Calculé à partir de la cylindrée exacte et du couple annoncé de 1250 Nm.
4.↑ Calculé à partir du poids à sec annoncé de 1 888 kg.
5.↑ Calculée à partir de la contenance du réservoir moins 10 % de réserve, soit 88,2 l.
Références [modifier]
1.↑ L'atelier est le nouveau site de production de la super voiture de sport, la Veyron 16.4. [archive]
2.↑ a et b Lionel Robert, Driven, au volant des plus belles voitures du monde, Filipacchi, 2006, 38-42 p.
3.↑ Episode 7 de la série 14 (59ème minute) diffusé le 03/01/2010
4.↑ (fr) Vincent Desmonts, Motorlegend.com, Bugatti EB 16.4 Veyron - page 1 [archive]. Mis en ligne le 01/01/2000, consulté le 16/03/2010
5.↑ a, b et c (fr) Auteur anonyme, Histomobile.com, Bugatti (1909 - 1956) : Histoire [archive]. Date de mise en ligne inconnue, consulté le 15/03/2010
6.↑ (de) (en) (fr) Auteur anonyme, Bugatti.com, Ettore Bugatti – Légende et pionnier de l'automobile [archive]. Date de mise en ligne inconnue, consulté le 15/03/2010
7.↑ a et b (fr) Vincent Desmonts, Motorlegend.com, Bugatti EB 16.4 Veyron - page 2 [archive]. Mis en ligne le 01/01/2000, consulté le 16/03/2010
8.↑ (fr) Jonathan Wood, Voitures rapides : bolides d'hier et d'aujourd'hui, éd. Parragon, 2006, page 316
9.↑ (fr) Jean-Éric Raoul, entretien avec Franz-Joseph Paefgen dans Sport Auto, numéro 574, novembre 2009, page 66
10.↑ (fr) Collectif, brève sur Ferdinand Piëch, rubrique « Le mois Sport Auto » dans Sport Auto, numéro 450, juillet 1999, page 9
11.↑ a, b, c, d, e, f, g et h Présentation de la Veyron sur bugatti.com [archive]. Consulté le 20 août 2008
12.↑ Développement de la Veyron sur bugatti.com [archive]. Consulté le 20 août 2008
13.↑ It's official: SSC's ultimate aero speed record is valided by Guinness World Records [archive]
14.↑ A green Koenigsegg? Surely some mistake? [archive], Whitworth, Ben (2007-06-03) Car Magazine. Consulté le 5 septembre 2007.
15.↑ a, b, c et d Voir, sous Moteur : 2,5 – 7,3 – 16,7 – 55,6 [archive] - Site officiel de Bugatti
16.↑ a, b et c Présentation sur automobile-sportive.com [archive]. Consulté le 7 septembre 2008
17.↑ Voir le site officiel [archive]
18.↑ Conduire en suivant une ligne idéale [archive]
19.↑ Bugatti Veyron bleu centenaire [archive] - Caradisiac.com, 03 Mars 2009
20.↑ Bugatti Veyron Centenaire Edition à la Villa d'Este [archive]
21.↑ Bugatti Veyron FBG par Hermès en vidéo [archive]
22.↑ Bugatti Veyron Grand Sport Sang Bleu 2009 [archive]
23.↑ Bugatti Veyron Sang Noir Edition 2008 [archive]
24.↑ Bugatti Veyron Pur Sang: juste pour les yeux! [archive]
25.↑ Bugatti Veyron Pegaso Edition [archive] - Caradisiac.com, 31 juillet 2007
26.↑ Bugatti Veyron mirror finish : oh miroir, mon beau miroir... [archive]
27.↑ (de) (en) (fr) Site officiel de Bugatti, Vitesse : au-delà des 400 [archive]. Date de mise en ligne inconnue, consulté le 13/03/2010
28.↑ (fr) Laurent Chevalier, essai-match entre la Bugatti Veyon 16.4 et la Pagani Zonda F dans Sport Auto, numéro 574, novembre 2009, page 54
Voir aussi [modifier]
Bibliographie [modifier]
Jonathan Wood, Voitures rapides : bolides d'hier et d'aujourd'hui, éditions Parragon, 2006. (ISBN 978-1-4054-7943-1)
Articles connexes [modifier]
Bugatti
Bugatti Automobiles SAS
Pierre Veyron
Liens externes [modifier]
Sur les autres projets Wikimédia :
Bugatti Veyron 16.4 sur Wikimedia Commons (ressources multimédia)
(fr)(en)(de) Site officiel de Bugatti Automobiles S.A.S-Groupe VAG
[Enrouler]v · d · mGrille des modèles de Bugatti de 1910 à nos jours
Type Années 1910 Années 1920 Années 1930 Années 1940 Années 1950 1960 1962-86 1980 Années 1990 Années 2000 2010
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 0 1 2 7 8 9 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 0 1
Bugatti Bugatti Automobili SpA Bugatti Automobiles SAS
Propriétaire Ettore, Jean puis Roland Bugatti Romano Artioli Volkswagen AG
Voiture de
tourisme Type 30 38 Type 43 49 Type 57
Type 39 Type 40-44
Type 46
Limousine Type 41 Royale
Roadster Brescia Type 55
Coupé Type 101
Sportive T-13 Garros Type 252 EB110 Veyron 16.4





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